Ainsi donc, j’ai choisi Librinova et son Pack de départ relativement basique à 230 €, Publication numérique et papier, avec attribution de l’ISBN, création et mise en vente de l’e-book sur 200 librairies en ligne, création du livre papier et sa commercialisation sur Librinova.com pendant un an. Ce faisant, j’ai intégré gratuitement leur Programme Agent littéraire (dès que serait atteint le plancher des mille lecteurs), et autorisé la soumission de mon manuscrit à cent éditeurs partenaires, la lecture et l’évaluation par un comité de lecteurs, la participation au Prix des étoiles, dont j’avoue ne pas m’être préoccupée et n’en avoir reçu aucun écho jusqu’à présent… et, comme tout auteur auto-édité, je garde bien sûr mes droits d’auteur. Après un an, je pourrai relancer gratuitement la commercialisation de l’e-book sur les librairies en ligne. Voilà pour le départ…
Mon avis
Je fais part ici de mon expérience personnelle qui n’engage que moi, sachant que je suis assez exigeante et que la novice que j’étais a aussi eu sa part de responsabilités pour certains problèmes rencontrés, ce dont j’ai tenu compte dans ma manière de noter ci-dessous :
5
= très bien:
Communication




Convivialité de la plateforme



Publication numérique -réalisation de la maquette

Mise en vente en ligne




Publication papier-réalisation de la maquette
Impression du livre


Communication
C’est leur point fort : réactivité et bienveillance. Rien à redire. Toute demande reçoit une réponse détaillée et précise le jour même ou le lendemain. Ils établissent d’emblée une relation de confiance. Le responsable du contact avec les auteurs assure et fait preuve de professionnalisme. Ce sera pareil pour le suivi des corrections, très peu de délais d’attente. Seule imprécision : selon leurs conditions générales, on est avisé qu’on a droit à un nombre restreint de courriels pour demander des corrections. C’est sans doute juste un avertissement de forme, une sorte de garde-fou pour éviter à leurs collaborateurs de crouler sous les sollicitations d’auteurs en mode panique. Cependant, j’aurais apprécié que l’on m’explique dès le départ que j’aurais encore de multiples occasions de demander des modifications (assez contradictoire avec leur avertissement!), et ce, jusqu’à la validation de ma maquette papier. Cela m’aurait évité des sueurs froides inutiles lors de la dépose de mes fichiers.
Convivialité de la plateforme
À mon avis, les services ne sont pas proposés de façon assez claire et il n’est pas toujours évident de s’y retrouver. Par exemple, le Pack à 230 € (auquel j’ai souscrit, moins cher que de choisir chaque service séparément) n’apparaît pas dans la liste des Packs publication (à noter que leur présentation vient de changer, à présent ce problème a disparu). De plus, il faut bien se renseigner sur la faisabilité d’un service proposé et se faire expliquer en quoi il consiste exactement : en effet, la « retouche de couverture » à 180 € ne permet que de faire disparaître un élément, d’améliorer une couleur, ou de faire un montage d’image, ce sont donc des interventions très simples, qui – à mon sens – ne valent pas ce tarif. J’ai demandé à leurs graphistes une amélioration qu’ils ne pouvaient pas effectuer pour 180 €, mais qu’un graphiste du coin m’a faite gratuitement en une demi-heure !
Pour ma part, malchance probablement, j’ai rencontré des problèmes pour l’ouverture de mon compte et dû recréer mon projet à plusieurs reprises. L’informatique est capricieuse, mais les développeurs ont réglé rapidement cette défaillance de leur système et, depuis, tout se passe bien.
Seul inconvénient resté sans solution : je ne peux pas payer les services avec ma carte, donc je dois effectuer des virements et dépends d’eux pour valider et activer mes services, avec pour corollaire de ne pouvoir consulter le solde de mon avoir. Mais c’est un détail peu gênant.
Publication numérique: réalisation de la maquette
Un livre simple pour une mise en page qui aurait dû se révéler sans surprise… si ce n’est que leur recours à un logiciel semi-automatisé pour le formatage en numérique a provoqué des erreurs, tels que des guillemets fermants à la place de guillemets ouvrants, le déplacement d’un poème qui normalement se trouvait en retrait, l’apparition de majuscules là où il y avait des minuscules et autres coquilles du même genre. Par ailleurs, la stagiaire s’est autorisée quelques initiatives peu judicieuses, comme de supprimer le copyright de ma maison d’édition, rajouter des fautes de frappe, ou placer le quatrième de couverture ainsi que ma biographie à la suite de la dernière nouvelle, suite à un malentendu qu’elle n’a pas cherché à analyser… Je n’ai pas non plus pu me faire conseiller par elle sur des questions de présentation, telles que les normes de rédaction des citations, etc. D’autre part, au lieu de me laisser m’enliser dans des demandes de corrections suscitant des échanges de courriels sans fin (où il me fallait fournir des captures d’écran pour mieux lui signaler les endroits litigieux), il lui eût suffi de m’expliquer simplement que la pagination s’adaptait au format de l’écran de la tablette de lecture, à la police choisie par le lecteur, etc., ce qu’elle n’a jamais fait. Que de confusion et de temps perdu! Peut-être cela aurait-il été différent avec un.e autre stagiaire.
J’ai eu affaire à une aimable presse-bouton, mais, vu le tarif, là encore, il n’y a rien de surprenant.
En leur faveur, le travail est rapide, avec un court délai d’attente entre chaque demande, et tout est effectué avec gentillesse, un mot d’ordre à chaque étape, tout à leur honneur et qui doit être pour beaucoup dans leur marque de fabrique et l’appréciation des utilisateurs.
Publication numérique: mise en vente en ligne
Pour ce service, je dois avouer que cela a l’air de fonctionner et que le livre semble bien référencé. Il est commercialisé en France et à l’étranger par Cantook, une des plus larges plateformes de diffusion de contenu numérique. Par contre, j’ai désactivé sa parution sur Google Books, car l’extrait offert était vraiment trop long (et j’ai lu que des petits malins pouvaient lire tout le livre sans l’acheter). J’ai aussi pu rejoindre le programme d’abonnement Kindle qui normalement exige une publication en exclusivité. Mais Librinova a négocié pour que nos livres ne soient pas restreints à une diffusion sur cette seule plateforme.
Publication papier: réalisation de la maquette
Alors là, ça se gâte franchement ! Comme je l’écrivais dans mon article précédent, j’avais choisi un prestataire clé en main avant tout pour me composer une belle maquette de livre directement imprimable et n’avoir pas à le faire moi-même. Quelle déception !!! Rien ni personne ne m’avait avertie que travailler sous Word était problématique pour l’élaboration du PDF par leur entremise. En effet, pour des raisons de coûts, ils utilisent un logiciel semi-automatisé qui se révèle incompatible avec Word, en imposant des contraintes inadéquates sur divers points de mise en page (gestion de l’espace des interlignes, inter-paragraphes, etc.). D’autre part, la page des titres, les en-têtes, le sommaire, entre autres, sont générés automatiquement, et plutôt maladroitement. J’ai ainsi eu la stupeur de voir apparaître de nouveaux paragraphes à des endroits totalement inappropriés, rendant mon récit inintelligible: la présentation devenue par trop aléatoire gênait la lecture et sa compréhension. Aucune alternative ne m’a été proposée, un seul constat: Word ne pouvait être pris en charge de manière adéquate par leur système. Soit je devais m’en accommoder, soit il me fallait me débrouiller. J’ai donc dû reprendre le travail au pied levé afin d’effectuer moi-même le PDF sous Word, avec un résultat dont je suis très satisfaite. En fin de compte, ce n’est pas si compliqué, il y a de très bons tutoriels, et au moins on maîtrise tout le processus. Et, depuis, je peux créer mes propres livres !
Vraiment, je ne saurais trop attirer votre attention sur ce problème. Informez-vous bien avant d’avoir une mauvaise surprise. D’ailleurs Librinova n’est pas la seule plateforme qui pêche au niveau de la mise en forme. Pour la publication de l’une de mes nouvelles dans un recueil collectif édité par L’Harmattan, j’ai constaté que les récits étaient, là aussi, mal alignés (exactement les mêmes interlignes, inter-paragraphes qui venaient s’ajouter et déconstruisaient nos textes). Sans doute, tous les participants ont-ils utilisé un traitement de texte incompatible avec le logiciel de mise en page de la maison d’édition. C’est donc un problème relativement récurrent.
Publication papier: impression du livre
Une fois la maquette validée, il faut choisir un prix de vente. Là aussi, attention: les différentes propositions de prix sont générées automatiquement en fonction du nombre de pages du livre (!) et pas moyen d’en changer… A chaque palier correspond un bénéfice pour l’auteur, qui va -dans mon cas- de 1 € (premier palier) à un maximum de 2,50 €.
En tant qu’auteure Librinova, je bénéficie d’un tarif préférentiel dégressif sur la commande d’exemplaires papier (pour la commande d’un exemplaire, par exemple, je profite d’un rabais de 8 € sur mon livre, frais de port compris).
Les impressions se font à la demande, à partir de 1 exemplaire. Le tarif est dégressif en fonction du nombre d’exemplaires commandés (paliers à 25 puis 100 exemplaires).
Le délai de fabrication par l’imprimerie SoBook est correct (j’ai commandé mon recueil en un exemplaire pendant les fêtes de Noël, le 23 décembre, et l’ai reçu le 12 janvier).
Mais le résultat était mitigé pour trois raisons :
1.- En insérant le prix de vente, la stagiaire a effacé une partie de ma notice biographique et le « bientôt suivi d’un roman » s’est trouvé réduit à un « b » flottant… Je crois bien que c’était la même personne qui m’avait suivie (pour ne pas dire poursuivie) tout au long de la création de mon recueil… Bien évidemment, ils m’ont offert la réimpression corrigée de mon exemplaire.
2.- Les pages n’ont pas été coupées de manière uniforme, c’est-à-dire selon des repères identiques (traits de coupe), par conséquent, les textes à droite et à gauche sont décalés en hauteur quasiment dans tout le recueil, et tantôt c’est à gauche que c’est plus haut, tantôt à droite !
3.- La couverture a été transformée par un filtre qui dénature la couleur originale.
J’ai voulu faire la comparaison avec une autre imprimerie (j’ai donc appris à utiliser en autodidacte Scribus, Gimp et Inkscape… oui, oui, une nulle vous le dit: c’est possible!!!). Et là, tout s’est très bien passé, pour un tarif bien plus attractif, un suivi hyper réactif et une rapidité d’exécution incomparable, ainsi qu’un plus grand choix quant au papier, couverture et format. En prime, ce qui ne gâche rien, j’ai eu droit à un très bel ouvrage d’excellente qualité.
En conclusion
Avec Librinova, le plus, c’est que j’ai osé sauter le pas de l’auto-édition, en grande partie grâce à leur accueil bienveillant. Le moins, c’est d’avoir dû me débrouiller toute seule pour créer le PDF de mon livre papier. Leur recours à des logiciels semi-automatisés, pour des raisons évidentes de coûts, se fait au détriment de la qualité de la présentation.
Un conseil: renseignez-vous bien avant de souscrire à l’un de leurs services, afin de savoir ce qui va réellement vous être fourni, cela en vaut la peine.
Une astuce: empruntez des livres en bibliothèque, histoire de vous faire une idée de la qualité de l’ouvrage (grâce à cela, j’ai évité une déconvenue avec une autre plateforme dont les pages sont trop fines, l’encre du texte trop claire, la couverture pleine de défauts).
Pour ma part, sans doute renouvellerai-je l’expérience avec Librinova pour la publication numérique (à 50 €) de mon prochain ouvrage.







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