Sanglier

Nous vous avons appris qu’Asphodèle vit avec un sanglier qui répond au doux nom de Zéphyr 🤭
Mais savez-vous que, dans la tradition indo-européenne, le sanglier est un symbole sacerdotal?
Il est souvent associé au pouvoir spirituel du druide. Il se nourrit de glands, fruits du chêne – arbre sacré support végétal des savoirs humains et divins, et de la vérité. Il retourne la terre pour dénicher les truffes, champignons souterrains qui ne poussent que sur les racines du chêne et sont considérés comme un don des dieux et un symbole de la révélation cachée.
Il mange des pommes, fruits de la connaissance, qui mûrissent en automne, à l’époque de la fête des morts, la Samain. À cette occasion, le sanglier était sacrifié pour le festin, et on le dégustait accompagné de vin et d’hydromel, nourritures qui permettaient l’ouverture de la porte de l’Autre Monde et la rencontre avec les gens du royaume des morts. 💀

Le sanglier – ou « sang lié » selon le langage des oiseaux – est un solitaire: son nom latin étant singularis porcus, porc qui vit seul.
Dans les contes du Moyen Age, la chasse au sanglier blanc, animal terrible et magique, était symboliquement une quête de connaissance et de sagesse.

Sources:
Dictionnaires des Symboles, Jean Chevalier et Alain Gheerbrant
Les Baladins de la tradition (site)

Asphodèle

Comment parler du « Secret de l’Athanor » sans vous présenter d’abord Asphodèle…

Oui, il n’y en a pas deux comme elle, et heureusement 🙂 Elle est la grand-tante de Maggie dont elle s’est occupée depuis le berceau. Elle vit dans un chalet perdu des montagnes Fumettes, ainsi dénommées à cause des nuages qui s’accrochent aux reliefs.

Certains la considèrent comme aussi détraquée que sa moto Belle-Époque, et l’appellent la Folle des bois ou l’Ensorceleuse aux animaux. Mais ceux qui la connaissent la nomment avec respect la Guérisseuse. Elle est en phase avec la nature avec laquelle elle tente de renouer le lien originel oublié. À ceux qui y trouvent à redire, elle envoie son monstrueux sanglier. Avare de confidences, elle ne parle jamais de son passé, lequel demeure pour Maggie aussi obscur que le fond de son fourneau en fonte noire. Nombre de ses expressions, y compris ses jurons favoris « Mordesach » et « par l’Aaskäfer », viennent du haut flammané – la langue ancienne de ses grimoires. Quant à ses sortilèges fantaisistes, ils sont le reflet de sa personne et, quoiqu’apparemment idiots, n’en sont pas moins redoutablement efficaces. D’ailleurs, elle consent à entrouvrir pour nous ses grimoires et partagera en exclusivité quelques-uns de ses secrets et recettes de sorcière…